L'humour, une arme redoutable face à la connerie misogyne
Dans 29 Etats américains, des projets de lois anti-IVG et/ou contraception menacent les droits des femmes. Militantes et élues démocrates ripostent avec humour.
Voulant rendre la monnaie de leur pièce aux auteurs et supporters de ces projets de lois et souligner avec humour leur violence contre les femmes, une poignée de femmes démocrates ont à leur tour introduit des projets de lois, dont voici quelques exemples :
-la sénatrice de Virginie Janet D. Howell a proposé un amendement (rejeté) qui aurait obligé les hommes réclamant un médicament traitant leur dysfonction érectile à se soumettre à un examen anal. Elle arguait l’égalité de traitement homme-femme : un tel examen serait aussi inutile et coûteux que l’échographie vaginale précédent l’avortement en voie de devenir obligatoire dans huit Etats américains ;
-la conseillère municipale d’une ville du Delaware, Loretta Walsh, a proposé une résolution accordant le statut de « personne » au spermatozoïde : « Si un ovaire est une personne ayant les mêmes droits qu’un être humain à part entière, le sperme de l’homme devrait être traité exactement de la même façon »
-Nina Turner, une sénatrice de l’Ohio, est, elle, de l’avis qu’un homme cherchant à obtenir du Viagra devrait prouver que le traitement de sa dysfonction érectile n’a pas pour objectif de rétablir sa vie sexuelle mais de résoudre un problème purement médical, puisque les fanatiques semblent vouloir rendre illégal tout acte sexuel dont le but n’est pas la procréation ;
-dans le même esprit, la sénatrice Constance Johnson (Oklahoma) a proposé que chaque éjaculation gaspillée au lieu d’être déposée dans le vagin d’une femme devra être interprétée comme un acte contre un enfant possible et pas encore né. Cette résolution rendrait la masturbation, la fellation et la sodomie illégales et passibles d’inculpation. Le nom de son amendement : « Chaque goutte de sperme est sacrée », un hommage au sketch des Monthy Python.











